Développer, représenter et faire rayonner la relève d'affaires
27 mars 2020

Économie en pause, cerveau en marche.

Déborah Cherenfant

Présidente de la JCCM

Crédit photo: Darwin Doleyres



Chers membres de la relève d’affaires,

Vous êtes témoins comme moi, depuis plusieurs jours, de la transformation du monde tel qu’on le connait, et surtout de notre société face à cette crise sanitaire qui déjà a fait basculer nos habitudes, nos références et même nos rêves. Je parie que si je vous demandais de me dire ce que vous faisiez le mercredi 11, vous aurez du mal à vous en rappeler, pire, à admettre qu’il s’agit de ce même mois de mars 2020...

Or, depuis ce jour, tout a changé autour de nous. Dès le lendemain, la JCCM a pris la décision difficile de suspendre ses événements publics et depuis travaille à vous proposer une offre de contenu adaptée, pour traverser ensemble cette transition. D’ailleurs, notre tout premier webinaire affichait complet grâce à votre enthousiasme! Et je tenais à vous remercier sincèrement, car vous avez été patient(e)s, et compréhensif(ve)s durant cette adaptation. D’autant plus qu’en ce moment, vous avez du pain sur la planche. La majorité est en télétravail à la maison, avec toute la gestion que cela implique (avec ou sans enfants!), et d’autres doivent être présent(e)s au bureau. Certain(e)s doivent maintenant suivre leurs cours universitaires à distance. Et puis, il y a celles et ceux qui ont soit perdu leur emploi, ou leur entreprise, ou les deux… Je sais que l’angoisse est à nos portes, que l’incertitude s’est installée et que l’isolement nous ronge. Et je veux que vous sachiez qu’à la JCCM, nous sommes sensibles à cela et notre équipe est déjà mobilisée à trouver les meilleures façons de vous soutenir, et se relever collectivement. Et cette réflexion, quoique déjà entamée par nos gouvernements comme le prouvent leurs multiples mesures de soutien aux travailleurs et aux entreprises, doit également venir de nous, jeunes professionnels et entrepreneurs qui seront touchés sur un échéancier plus long que les autres générations: à court, moyen et long terme. Et ceci nous donne plus que voix au chapitre. Plus que jamais, le monde a besoin de nous. Et il est de notre devoir de mettre à profit nos idées, nos valeurs, notre travail pour gérer ces changements. Surtout depuis que la crise a pris un nouveau virage, avec la pause économique ordonnée par le gouvernement du Québec pour limiter la propagation du virus, raison que nous comprenons et soutenons.

De toute crise émergent des opportunités

Richard Branson, 2010, Montréal

Cependant, on le voit, on le vit, on le lit : cet arrêt est particulièrement dur pour les petits commerces, les jeunes entreprises et les travailleurs autonomes. Également pour les PME, grands employeurs de cette relève d’affaires que nous représentons, qui subissent cette crise de plein fouet, et ne s’en sortiront pas indemnes. Ces entreprises auront besoin de notre attention particulière, et de temps pour se restructurer.

Je voudrais vous laisser avec cette phrase de Richard Branson, lancée il y a exactement 10 ans à Montréal même, en mars 2010 : « De toute crise émergent des opportunités ». Car même si on parle beaucoup de la crise sanitaire à gérer aujourd’hui, certains se prêtent déjà à l’exercice d’imaginer demain, « l’après-crise ». Et s’il y a un élément sur lequel ces personnes s’entendent, c’est le changement de paradigmes sociaux, climatiques et économiques qui doit suivre, pour assurer notre survie. Un changement de paradigmes qui s’apparente beaucoup à ce que la relève d’affaires dans son ensemble revendique déjà depuis plusieurs années. Et je suis persuadée que nous répondrons à l’appel pour dessiner un avenir qui nous ressemble.

D’ici là, protégez-vous et vos proches. Et malgré cette distanciation physique, connectons nos idées pour minimiser l'impact de cette crise sur la jeune génération de travailleurs.